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Soutenance de thèse de Cécile Thomas

AGROCAMPUS OUEST, campus de Rennes, salle Solanum (bât. 8, RdC)

Développement des infections, régime trophique du parasite et induction de résistance : quels rôles et quelles interactions dans l'établissement des résistances partielles

Thèse dirigée par Florence VAL (UMR IGEPP)

Résumé

Le contexte réglementaire national (plan Ecophyto II) impose la réduction des pesticides. Il est donc essentiel de développer des méthodes alternatives de lutte en particulier pour la protection des cultures de pomme de terre, très dépendante de ces molécules. En effet, la gestion de Phytophthora infestans, agent du mildiou, nécessite l’application d’une quinzaine de traitements fongicides par saison culturale. Combiner les résistances quantitative et induite pourrait être une bonne stratégie nécessitant cependant une meilleure connaissance des interactions entre Solanum tuberosum et P. infestans. Dans ce but, l’objectif de la thèse a été de comprendre l’impact de la résistance induite chez la pomme de terre sur l’écologie de P.infestans. Les réponses physiologiques de la plante ont été confrontées aux traits d’histoire de vie et effecteurs de l’agent pathogène. Quatre génotypes avec différents niveaux de résistance ont été traités avec un filtrat de culture concentré (CCF) de P. infestans induisant la PAMP-triggered immunity.
Des folioles détachée sont ensuite été inoculées avec des souches rapides et lentes de P.infestans. L’expression de 14gènes de défense de la pomme de terre et de 9 gènes d’effecteurs de P. infestans a été analysée par qRT-PCR. Les symptômes de la maladie ont été évalués par des mesures manuelles et par analyse d’images dans le visible et en fluorescence. Les résultats majeurs de la thèse ont montré que l’efficacité des défenses induites par le CCFdépend du couple génotype/souche et est fonction(i) du potentiel d’inductibilité du génotype via l’expression des protéines PR (ii) de la vitesse de croissance de P.infestans et de l’expression de ses effecteurs. Le phénotypage à haut débit a confirmé qu’après induction la réduction de symptômes était spécifique au génotype et à la souche associée. L’inductibilité des génotypes et leur résistance à différentes souches de P.infestans pourraient être prises en compte pour la création variétale pour augmenter l’efficacité de la résistance induite.