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Site institutionnel d'Agrocampus OuestAGROCAMPUS OUEST

Institut national supérieur des sciences agronomiques, agroalimentaires, horticoles et du paysage

Faits marquants

Dans une dynamique formation-recherche-innovation, les enseignants-chercheurs mènent ainsi, au sein d’unités labellisées mixtes à 80%, des recherches académiques et finalisées dans les 5 grands domaines à fort potentiel applicatif que l’établissement s’engage à développer :
• Végétal, animal, systèmes
• Enjeux environnementaux - ressources, territoires et ville
• Halieutique, mer et littoral
• Alimentation
• Paysages

Loin de prendre en compte l’ensemble des activités et productions des unités de recherche d’AGROCAMPUS OUEST, les faits marquants illustrent l’activité 2016 des cadres scientifiques de l’établissement qui partagent leur temps entre recherche et formation.

Enjeux environnementaux - ressources, territoire et ville

Préservation des ressources naturelles (eau, sol) et de la biodiversité

Optimiser la gestion de l'eau dans les serres : un enjeu scientifique et un enjeu de compétitivité pour la filière horticole

La réduction de la consommation de l’eau dans les serres agricoles présente un grand intérêt ne serait-ce que pour accroitre l’efficience d’utilisation de l’eau par les cultures. Afin de répondre à cet enjeu de compétitivité pour les professionnels du secteur horticole, des travaux de recherche de l’unité EPHOR portent notamment sur l’appréhension du fonctionnement hydrique de plantes ornementales cultivées sous serre. Dans le cadre d’un travail de doctorat, l’équipe a développé un modèle capable de prédire les bilans de masse et d’énergie sur l’ensemble du continuum substrat-planteatmosphère en régimes de confort et de restriction hydrique. La plupart des modèles de transfert existants se focalisent soit sur le système sol-plante, soit sur le système plante-atmosphère. De plus, ils ont été établis pour les systèmes de grandes cultures, alors que les cultures en pot sous serre possèdent des spécificités liées au confinement tant aérien que racinaire.
L’enjeu de la thèse était donc de bâtir une approche intégrée du continuum substrat-plante-atmosphère pour modéliser le fonctionnement de plantes cultivées en pots sous serre. Des expérimentations ont été mises en œuvre sous serre et en chambre climatique pour paramétrer la résistance stomatique d’Impatiens de Nouvelle-Guinée tant en condition de confort que de restriction hydrique. Le modèle de résistance stomatique a ensuite été incorporé à un modèle de climat distribué, puis des scénarios d’irrigation ont été testés. Au-delà des étapes de validation, l’outil offre des perspectives intéressantes dans la mesure où il a permis de tester différents régimes d’irrigation (en réduisant progressivement les apports d’eau) pour identifier le scénario garantissant une consommation raisonnable des ressources en eau tout en maintenant la qualité des productions.

Contact : Pierre-Emmanuel Bournet,
pierre-emmanuel.bournet@agrocampus-ouest.fr

Un nouveau programme de recherche d'évaluation multi-échelle des services écosystémiques des sols

L’ANR a sélectionné en 2016 un projet coordonné par l’UMR SAS portant sur l’évaluation multi-échelle des services écosystémiques des sols au sein d’agroécosystèmes. L’objectif central de ce projet est d’associer des approches biophysiques et socio-économiques pour évaluer les services écosystémiques des sols cultivés à différentes échelles spatiales et pour analyser leur prise en compte dans les choix stratégiques des exploitations agricoles et des gestionnaires de territoire.
Au sein d’agroécosystèmes associant des cultures, de l’élevage et des zones non cultivées, le projet SOILSERV vise à évaluer les services écosystémiques d’approvisionnement (production végétale), de régulation (qualité de l’eau, changement climatique, conservation de la biodiversité) et d’auto-entretien (préservation de la qualité des sols) et à étudier leurs interactions. Les échelles spatiales retenues correspondent à des échelles de gestion des sols (la parcelle, I’exploitation agricole), de gestion collective des territoires (la commune, un ensemble d’exploitations agricoles) ou des échelles pertinentes sur le plan des processus biophysiques (le versant, le bassin versant).
En se fondant sur les compétences académiques pluridisciplinaires (sols, écologie, agronomie, modélisation, économie) de 5 unités de recherche associées à des partenaires professionnels (un bureau d’étude, 2 collectivités territoriales), le projet SOILSERV vise à clarifier les concepts et à consolider les méthodes d’évaluation des services écosystémiques des sols en identifiant les approches les mieux adaptées en fonction de l’échelle visée et de l’information disponible. L’évaluation biophysique des services écosystémiques est croisée avec leur évaluation économique au sein des exploitations agricoles ou avec les procédures de planification au sein d’un territoire.
Ce croisement doit permettre d’analyser les effets et les conditions d’une gestion des services écosystémiques par l’agriculteur, mais aussi d’identifier les leviers de l’action publique en matière d’incitations auprès des agriculteurs ou d’aménagement du territoire.
Au final, SOILSERV vise à accroître la synergie entre le fonctionnement des écosystèmes cultivés et l’organisation sociale des territoires, en tenant compte de la complexité des sols et des incertitudes inhérentes à leur connaissance.

Contact : Christian Walter, christian.walter@agrocampus-ouest.fr

Sociologie des enjeux productifs, alimentaires et environnementaux

Les échelles du feu de la brousse à l'ouest du Burkina Faso

Le feu et la brousse sont deux objets naturalistes sur lesquels se cristallisent les enjeux environnementaux en Afrique de l’Ouest. L’étude de leurs dynamiques dans l’espace permet d’appréhender l’évolution des représentations et des pratiques à l’ouest du Burkina Faso. Afin de dévoiler les enjeux d’appropriation
et de gestion à différentes échelles, les contextes sociaux de la production des catégories scientifiques sont analysés en lien avec l’évolution des pratiques locales sur un territoire donné.
Pour le feu, après un siècle d’interdiction officielle, les regards évoluent et il devient même dans certains espaces un outil moderne de gestion des savanes, conception qui s’appuie notamment sur le cadre des théories scientifiques de la perturbation. Le feu paysan contesté par les autorités devient désormais tolérable sous certaines conditions (feux de début de saison). Pour la brousse de ces espaces tropicaux, généralement protégées par des espaces classés au niveau national, ils ont été oubliés par l’État et ont donc été appropriés par les habitants (mise en culture, pratiques « religieuses »…).
Mais cette appropriation locale est aujourd’hui contestée au nom de la protection des espaces de savanes. Les champs ont ainsi été déguerpis militairement et aujourd’hui ces espaces protégés deviennent des espaces illégaux de pâturage pour le bétail de plus en plus nombreux.
Ce travail en géographie environnementale s’appuie sur les courants de la political ecology et de l’analyse spatiale pour révéler les déterminants sociopolitiques de dynamiques environnementales souvent étudiées sous un angle exclusivement biophysique. À travers une lecture spatiale des catégories du feu et de la brousse, il démontre comment les descriptions biophysiques pour penser l’environnement maintiennent (encore) le débat en dehors de la question des motivations et des usages des espaces.

Contact : Sébastien Caillault, sebastien.caillault@agrocampus-ouest.fr

Contacts

AGROCAMPUS OUEST

Direction de la recherche

Directrice de la recherche : Emmanuelle Chevassus-Lozza

Directeur de la recherche adjoint, en charge des unités de recherche :  Romain Jeantet

 tél. : +33 (0)2 23 48 56 77

dirsci@agrocampus-ouest.fr